Le nissab, seuil musulman de richesse

La Zakat (qu’on traduit sans doute à tort par « aumône ») est un des cinq piliers de l’Islam. Au-delà d’un certain seuil de richesse monétaire, appelé « nissab », l’homme est redevable d’un impôt sur la fortune égal au quart du dixième de celle-ci, soit 2,5%.

Le nissab correspond à un total de 200 dirhams d’argent ou de 20 dinars d’or. Le calife Abd-al-Malik est l’inventeur du dinar, une unité de mesure égale à 20 carats d’or, un carat étant égal à la masse de la graine du caroubier : environ 0.2125g. Il peut paraître étonnant qu’une obligation si importante comme la Zakat repose aujourd’hui sur la décision d’un homme politique, situé quelque part dans le temps entre notre époque actuelle et l’époque de la révélation coranique.

S’il ne fait rien de son argent et de son or, la fortune d’un musulman doit donc diminuer, et elle se rapprochera donc inexorablement du nissab, seuil de la richesse. On peut y voir, selon l’observateur, un souci de redistribution d’inspiration sociale-démocrate, ou au contraire une forte incitation capitaliste à faire fructifier son argent en plaçant son capital dans une entreprise.

Mais n’y a-t-il donc pas dans la Tradition une autre possibilité de déterminer le nissab? Comment celui-ci est-il exprimé dans les textes d’origine? Pourquoi Abd-al-Malik a-t-il dû en fixer le calcul? Est-on lié à ce calcul?

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