Les insectes et l’homme dans la maximisation de la production d’entropie

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Article de 20 minutes sur le coût provoqué par les ravages des insectes : 69 milliards par an pour l’humanité.

Les insectes détruisent ce que l’homme construit. Plus exactement, ils entropisent la matière ordonnée que l’homme considère sienne, parfois d’une manière différente (le bois mangé par les termites), parfois par la même fonction métabolique (la chenille et l’homme qui mangent la pomme).

Une poutre en bois est un garde-manger pour termites, une néguentropie à entropiser directement par  la digestion.

Une poutre en bois soutient la maison de l’homme qui se protège des intempéries, c’est une néguentropie dans un processus auto-organisateur, pérennisé par la capacité de l’homme qui a un toit sur sa tête à mieux assurer sa subsistance pour se consacrer à répondre à d’autres excitations fonctionnelles. D’après le schéma de Craig-Lorenz développé en France par l’éthologue Jean-Claude Barrey, l’ensemble des excitations fonctionnelles sont : la sauvegarde, les relations, la subsistance, la récupération et le champ détendu.

Les comportements sociaux, comme l’accumulation d’argent, de parements ou d’outils, relèvent de la catégorie « relations », et obéissent à la « lutte pour la vie » de Darwin (« Struggle for Life »). Par ses caractéristiques uniques dans le monde animal, l’espèce humaine utilise les mèmes autant que les gènes, et l’information culturelle autant que l’information génétique et épigénétique. D’où sa capacité d’adaptation très rapide et sa propension à épuiser son milieu, face à d’autres espèces qui ne peuvent compter que sur leurs lentes mutations génétiques pour s’adapter au redoutable animal qu’est l’homme.

Un enfant né dans une tribu de chasseurs cueilleurs peut devenir à l’âge adulte chercheur en physique nucléaire par la culture et l’enseignement.

L’observation des sociétés de fourmis ou des termites a sans doute inspiré certains socialistes, comme exemple de société fonctionnant harmonieusement sans Etat. Nous avons essayé sans aucun succès des systèmes totalitaires qui en ont été la suite historique. Le courant de la Wertcritik renvoie aujourd’hui dos à dos capitalisme et socialisme, en s’attaquant radicalement à la source de l’exploitation qui est la valeur et le travail. Leurs promoteurs, comme Anselm Jappe, préconisent que l’homme s’émancipe donc avant tout du travail abstrait, qui est une source du problème autant dans les économies capitalistes que socialistes.

Comment diable y parvenir?

La culture humaine est certes inventive et pourra réaliser de grandes choses. Mais il s’agit  ici pour l’homme de renoncer au travail abstrait, ce qui lui permet d’exprimer sa volonté de puissance, autrement dit sa nature profonde d’animal. Autant convaincre les termites de ne pas construire de termitière.

Voilà selon moi le problème profond introduit par le « développement durable » et la « décroissance ».

Comme les phéromones sont efficaces contre les chenilles, je préconise la lutte biologique contre l’homme : le tromper par des moyens naturels. Le tromper dans sa perception de la valeur, celle qu’il y a dans une somme d’argent. Le processus est déjà enclenché.

 

 

 

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