Hubris et prolifération

hubris \y.bʁis\ féminin

  1. Variante de hybris. Chez les Grecs anciens, démesure, orgueil inacceptable de la part d’un mortel. Toute prétention à une supériorité insolente parmi les hommes doit donc entraîner une punition cruelle de la part des dieux immortels.
    • L’hubris est le thème principal de la tragédie.

(Wikipédia)

 

Les algorithmes génétiques :

  1. Sélection
  2. Reproduction
  3. Mutation
  4. Evaluation
  5. Remplacement

L’homme est la seule structure physico-chimique à pouvoir agir sur les forces nucléaires fortes. L’énergie est partout et surabondante dans l’univers, c’est sa dissipation qui pose problème, à mesure que l’homme la connaît et l’utilise.

Je m’intéresse à ce qui serait un algorithme de « l’information proliférante » :

  1. Réplication
  2. Déplacement par l’organon
  3. Dialectique

Le déplacement correspond au dV de -P.dV, au dS de T.dS, au dni de µi.dni dans ce qui détermine la variation d’énergie interne. L’organon est la force, le potentiel qui à partir de l’information, provoque le déplacement, en se plaçant dans une univers ouvert où l’énergie est abondante.

L’algorithme de l’information proliférante ressemble à l’algorithme génétique mais son fondement est différent : il est plus court. Surtout, la génétique utilise comme organon l’organisme vivant qui a accès à des ressources limitées. Par conséquent, il doit mourir pour survivre, c’est la roue de Némesis. Nous nous plaçons ici dans une situation d’énergie surabondante telle que connue dans l’univers, dont la matière est une forme de manifestation. C’est l’Hubris sans Némesis, l’attribut des seuls dieux.

Dans le paysage mental de la thermodynamique, l’énergie est restreinte et on doit étudier la meilleure façon de l’utiliser (charbon ou pétrole). La machine reste la même : la machine à vapeur, agencement de matière. Je cherche le paysage mental de la connaissance, et non plus celui de la société du travail physique et de l’industrie. Celui où la machine est organique et changeante, où elle est une structure dissipative auto-organisée. Où elle peut ne plus être humaine mais intelligence artificielle et chevaucher d’autres forces, où il faut brutalement débrancher la prise électrique pour qu’elle s’arrête.

Dans ce paradigme, la constante n’est donc plus le système physique qui sert de cadre d’étude, comme une machine à vapeur. C’est l’information et son algorithme de réplication et de prolifération. L’information chevauche ses organons pour se perpétuer, se répliquer, provoquer un déplacement, provoquer une confrontation dialectique d’où elle sort gagnante. Ce sont les trois conditions, nécessaire et suffisantes, pour définir ce qu’est une information proliférante. Elle prolifère autant que prolifère l’énergie dans l’univers, qui alimente le moteur de son déplacement, les forces qui permettent la dialectique et donc la sélection. L’organon est celui qui réussit à se connecter à ces sources d’énergie inépuisables. La constante informationnelle, son contenu et l’algorithme qui la supporte, forme alors une nouvelle machine appelée à survivre par-delà les espèces animales y compris humaines.

Le génome du grain de blé et de l’homme, sont des informations localement proliférantes, qui utilisent à la fois l’enveloppe organique comme organon, ainsi qu’un organon allié, chacun ainsi programmé pour proliférer, pour s’imposer partout sur les terres fertiles de la Terre. Il en est de même de l’ADN mitochondrial. L’énergie surabondante est celle du Soleil. Les génomes du blé et l’homme prolifèrent ensemble, localement, pendant des années, au-delà de la mort des individus. Un organisme humain prolifère au-delà de la mort de ses cellules, avec une énergie surabondante, celle du pain permanent, quand on la compare aux réserves d’ATP de ses cellules.

Dans un univers d’énergie infinie, la mort de l’information et sa mutation n’est pas nécessaire à sa survie. L’avalanche, la transition de phase, la crise, la mort, n’existent plus. C’est l’harmonie perpétuelle de l’hubris, devant son frère le chaos. C’est la fin de l’Histoire et du temps, ce sont les dieux.

 

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